[Actu] Meetup IBM Bluemix #20 : Technologies cognitives et chatbots

Le 14 Décembre 2016 se tenait le dernier Meetup IBM Bluemix de l’année.

Au programme : des démos en live, ainsi que des présentations de use cases pour susciter l’envie de tester les technologies Bluemix d’IBM, et en particulier celles autour du cognitif.

 

Tout d’abord une courte présentation de ce qu’est Bluemix : une plateforme basée sur des composants Open Source tels que OpenStack et Cloud Foundry, permettant d’avoir un accès facilité à un certain nombre de briques techniques à la fois OpenSource et IBM. Le catalogue est riche et couvre l’IoT, les bases de données (BigData et autres), les services DevOps de déploiement, etc. Le rapprochement de SoftLayer, le Cloud d’IBM et de Bluemix (les services aux développeurs) fait qu’on a maintenant un one-stop-shop pour le développement d’une application dans le Cloud.

L’accent est mis sur la simplicité ainsi que sur un mode de fonctionnement hybride, une application pouvant choisir de n’accéder à Bluemix que pour les services cognitifs, par exemple.

La première démonstration montrait qu’il était possible, en quelques clicks et un peu de code de faire une application qui reconnaît un visage. Quand le visage n’a pas pu être identifié, l’application reporte quand même certaines informations (avec le taux de confiance correspondant) : Par exemple si c’est un homme ou une femme, ou encore la tranche d’âge.

La démonstration suivante, par IBM, présentait en live la mise en place d’un chatbot du genre qui pourrait être utilisé par une compagnie d’assurance pour aider un client à déclarer un sinistre, ou par une mutuelle pour valider un achat d’équipement optique. La brique Toolchain était utilisée pour déployer en quelques minutes une stack entière (les quelques applications et services nécessaires au bon fonctionnement de l’application) à partir d’un repository GitHub. Les services linguistiques de Watson étaient utilisés pour comprendre le besoin du client et extraire les informations nécessaires à sa réalisation.

Cette démonstration faisait écho au retour d’expérience de Sopra Steria qui a mis en place des chatbots utilisant Watson pour plusieurs banques. Ces derniers permettent aux clients réaliser des opérations habituelles par téléphone, chat ou sms, sur leurs comptes en banque. Il était intéressant de voir que le chatbot tenait une discussion avec le client, posant les questions nécessaires pour obtenir toutes les informations nécessaires pour traiter la demande mais que l’on pouvait également formuler la demande en une seule phrase fournissant toutes les informations. Si le chatbot ne comprend pas la demande, il demande à la reformuler. Cet échec sera par la suite analysé par un administrateur de la solution afin qu’elle puisse être correctement interprétée si elle devait se représenter, effectuant ainsi en pratique la « formation » du chatbot. Un nouveau métier en quelque sorte.

 

Au delà des aspects techniques présentés dans les démonstrations, les uses cases permettaient de voir à quel point les technologies « cognitives » allaient changer les pratiques. Par exemple « Olly », le mini-bus « imprimé en 3D » roulant sans conducteur est opéré par Watson grâce à des centaines de capteurs et les passagers peuvent échanger verbalement avec un bot. Ou encore le fait que le BigData permettrait une customisation des services fournis à chaque utilisateur. Par exemple, les prédictions météos couplés à l’IA pourraient permettre à des compagnies d’assurance de notifier les propriétaires de voitures de la chute imminente de grêle à l’endroit où ils se trouvent. Ou une compagnie aérienne pourrait optimiser sa consommation de kerosene et le confort des voyageurs en choisissant un itinéraire prenant en compte la météo. Pourquoi la météo ? Rappelez-vous qu’IBM a racheté récemment The Weather Company, société spécialisée dans la météo, mettant ainsi la main sur ses quelques 20 millions de capteurs météorologiques. IBM entend donc bien mettre à profit ses technologies IoT ainsi que cognitives autour du domaine de la météo.

 

D’autres usages plus surprenants ont été évoqués, comme le fait de s’appuyer sur Watson pour concevoir de nouvelles recettes de chocolat, l’IA. Il paraîtrait même qu’elles seraient bonnes.

A l’issue de ce meetup, je pense qu’il faut garder à l’esprit que :

  • La plateforme Bluemix permet de créer assez simplement des applications intégrant des technologies « cognitives »
  • L’IA peut apporter de la valeur dans des situations de la vie de tous les jours
  • On va assister à une transformation du marché de l’emploi, les tâches à faible valeur ajoutée étant progressivement éradiquées, de nouveaux métiers faisant leur apparition
  • L’IA n’est pas magique : Elle ne peut pas aller chercher une solution qui n’est pas représentée dans la data dont elle dispose. La composition du corpus reste donc toujours une tâche purement humaine et ce n’est pas près de changer.

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